Sauter une classe ?

Si votre enfant scolarisé en primaire (maternelle ou élémentaire) manifeste une forte avance dans ses acquisitions, il peut être indiqué de mettre à l’étude des modalités pédagogiques adaptées. Il ne s’agira pas forcément d’un saut de classe, ou pour employer le jargon règlementaire « raccourcissement de la durée d’un cycle ». Des mesures de bon sens peuvent suffire : travail différencié, décloisonnements à l’intérieur du cycle, recherches personnelles, etc. Selon les circonstances, des ressources particulières peuvent être mobilisées. Au sein de l’école, l’existence de cours doubles ou triples permet toutes sortes d’aménagements. À l’extérieur de l’école, votre enfant peut s’engager dans des activités stimulantes sur le plan culturel ou social : musique, sport, arts plastiques, mouvement de jeunesse, etc.

Au cours de ma carrière de psychologue dans l’Éducation nationale, il m’arrivait plusieurs fois par année d’être mis à contribution pour de telles décisions. Dans la majorité des cas le choix relevait de l’évidence : un élève présente une forte avance dans ses acquisitions scolaires, constatée par l’ensemble des adultes impliqués dans sa scolarité. L’enfant lui-même désire sauter une classe. Il ne reste qu’à prendre la décision, simple et économique pour toute la société. Les services du psychologue sont superflus dès lors que tous les partenaires — l’enfant, ses parents et l’équipe enseignante — s’accordent sur le bien-fondé de la décision.

Je réservais mes interventions aux cas problématiques, pour apporter non pas un arbitrage — ce qui aurait été prétentieux — mais un éclairage basé sur des données cliniques et psychométriques. Les cas litigieux étaient rarissimes, relevant alors de procédures que nous examinerons plus loin.

La décision est prise par le Conseil des Maîtres

L’instance compétente pour décider d’un saut de classe est le conseil des maîtres de l’école (art. D321-6 du Code de l’Éducation). S’agissant de votre enfant, ce conseil se compose de l’ensemble des enseignant·es de l’école, titulaires et remplaçant·es, ainsi que des membres du RASED (Réseau d’Aides spécialisées pour Élèves en Difficultés), parmi lesquels le ou la psychologue de l’Éducation nationale.

La procédure est simple : l’enseignant·e fait part à ses collègues d’une possibilité de saut de classe, soit de son initiative, soit à la demande des parents à qui la décision est aussitôt notifiée par écrit, avec voies et délais de recours. En l’absence de contestation dans les deux semaines qui suivent, la décision prise par le Conseil des Maîtres est réputée acceptée.

Si vous êtes à l’origine de la demande, il convient de procéder comme suit :

1ère étape : fin avril, début mai (pour tenir compte des calendriers académiques), faire part de votre demande à l’enseignant·e en lui remettant un courrier. Inutile d’argumenter sur le courrier qui sert simplement de trace écrite.

2nde étape : attendre la réponse. Si l’école est défavorable à la proposition, elle doit le notifier par écrit en vous indiquant les voies et délais de recours. Une réponse négative de l’école ne respectant pas la norme, trop tardive, ou simplement orale, ou sans mention de ces voies et délais de recours peut être valablement contestée pour vice de forme.

En cas de refus…

Si vous maintenez votre demande, il faut déposer sous quinzaine un recours auprès de la commission départementale d’appel dont l’adresse figure obligatoirement sur le courrier de refus. Il faut, cette fois, préparer un argumentaire bien documenté avec des travaux de l’enfant, éventuellement, s’il en est capable, un courrier qu’il rédige où il présente ses motivations. En effet, cette commission est composée de personnels qui, pour le coup, ne connaissent ni votre enfant ni, généralement son maître ou sa maîtresse et ne pourront se prononcer que sur la base des documents qu’ils examinent.

Il est cependant rare qu’une demande justifiée soit rejetée par une équipe enseignante ou,  a fortiori, par une commission d’appel. Dans la quasi-totalité des cas que j’ai rencontrés, des décisions souples et diversifiées sont prises en faveur d’enfants qui présentent une forte avance scolaire.

Procédures diverses

Très souvent, l’avance scolaire est repérée en cours d’année, voire dès le premier trimestre. L’école a le pouvoir de mettre en place des modalités simples en fonction des ressources disponibles. Exemples :

Camille suit une scolarité en maternelle plutôt joyeuse : elle découvre par le jeu les structures de la logique, les principes du langage et quelques bases de l’écrit. En fin de Grande Section, elle est loin de savoir lire mais sait reconnaître globalement une vingtaine de mots. Elle ira donc au CP comme les autres enfants de son âge. Durant les vacances d’été, à force de manier des livres, se faire raconter des histoires par les adultes et jouer sur des supports variés, elle prend des repères et découvre spontanément les bases de la lecture. Elle arrive au CP capable de déchiffrer à peu près tout et d’écrire, maladroitement mais sans erreur de phonétique, ce qu’elle veut. On décide aussitôt de lui faire suivre les enseignements du CE1. Un peu plus tard, le conseil des maîtres se réunit et entérine la décision.

Enzo est au CE2. Jusqu’ici tout allait bien, mais cette année il rue dans les brancards, provoque son maître et se fait passer, dans la classe, pour le clown de service en intervenant à tort et à travers pour dire des sottises. Ses parents me demandent un examen qui révèlera des capacités intellectuelles très supérieures à la norme de son âge. J’en conclus que, même si ses acquisitions scolaires du moment ne sont pas un bon reflet de ses aptitudes, il est possible qu’il s’ennuie et aurait besoin de se confronter à plus de complexité. Nous mettons au point un projet permettant à Enzo d’accélérer ses acquisitions et de se projeter dans une perspective d’entrée au CM2 à la prochaine rentrée scolaire.

Julia réussit s’ennuie au CM1. Tout est trop facile pour elle. Or sa classe est en cours double CM1-CM2. Sa maîtresse en conclut très vite qu’elle a intérêt à suivre sans délai les enseignements du CM2 en attendant que son passage anticipé en Sixième de collège soit décidé au mois de mai selon les procédures décrites plus haut. Elle met donc à profit son autonomie de décision pour faire le nécessaire tout de suite, puis son pouvoir de persuasion pour convaincre ses collègues de la suivre dans cette voie.

La chance de Camille, d’Enzo et de Julia est de n’avoir pas eu à se coltiner les idées reçues que l’on oppose fréquemment à des décisions de saut de classe.

Idée reçue n° 1 : le saut de classe serait réservé aux enfants « surdoués » (ou précoces, ou HPI, etc.

L’examen psychologique de Camille dont tout le monde s’est accordé à considérer que le saut de classe allait de soi ne révèle rien de particulier. Les possibilités intellectuelles se situent dans la norme, avec une « zone de confort » en structuration visuospatiale dont il n’est pas prouvé que cela explique quoi que ce soit, et un point faible en mémoire à court terme, dont on ne sait pas davantage en quoi elle serait pénalisée.

J’ai rencontré, a contrario, quelques enfants présentant des capacités intellectuelles hors norme, avec d’excellents résultats scolaires qui ne voulaient surtout pas se voir séparés des camarades de leur âge par une décision de saut de classe.

En conclusion, si le niveau intellectuel mesuré par des épreuves psychométriques type QI est souvent utile à connaître, il ne peut pas constituer le critère mécanique d’une décision. Il est désormais connu qu’un fort potentiel intellectuel ne garantit pas nécessairement la maturité dans tous les domaines.

Idée reçue n° 2 : la maturité, le mois de naissance…

La croissance psychique d’un enfant, dans ses composantes multiples — intellectuelles, affectives, relationnelles, créatives, culturelles, etc. — n’est jamais homogène. Tel enfant érudit en paléontologie peut être poussif en arithmétique, tel autre, hyper doué en dessin, peut sembler naïf dans d’autres domaines. Par conséquent, il n’est pas nécessaire que l’enfant soit en avance globale pour décider d’un saut de classe. On invoque souvent, à cet égard, le mois de naissance, pour favoriser les enfants nés en janvier-février au détriment de ceux qui sont nés en novembre-décembre. En réalité, plus on avance en âge, moins les différences de maturité entre enfants nés en début et en fin d’année sont significatives. Je peux certifier la réussite scolaire d’enfants nés en décembre ayant sauté une classe.

Bref, le fait qu’un enfant paraisse un peu « bébé » en raison de sa taille ou de son caractère immature n’est pas forcément un bon motif de refus pour le saut de la classe.

Idée reçue n° 3 : un saut de classe, ça se paie tôt ou tard.

« Mon neveu, Oscar, est passé directement de la Moyenne Section Maternelle au CP. Ça s’est très bien passé, il a vite appris à lire et s’est bien adapté au groupe. Par la suite, RAS, tout allait bien. Par contre, à l’université, la cata ! Il n’a jamais réussi aucun examen au-delà de la première année et s’est muré dans la solitude, les échecs sentimentaux et l’addiction à l’héroïne. Je me dis, avec le recul, qu’il n’aurait jamais dû sauter la Grande Section. Ces choses-là se paient tôt ou tard. »

Existe-t-il un lien de cause à effet entre une décision de saut de classe en maternelle et les tribulations universitaires plus tard ? Possible, mais comment le prouver ? Et comment prouver le contraire ? Et que ce serait-il passé si l’enfant n’avait pas sauté de classe ?

On ne peut que suspendre le jugement. Les conséquences d’une décision de saut de classe (ou de rejet) ne peuvent être évaluées de façon rigoureuse que  dans l’année qui suit directement, tout au plus les deux années, et encore : tant de facteur imprévisibles peuvent interférer.

Idée reçue n° 4 : les rigidités de l’institution

Oui, l’institution scolaire peut faire preuve d’une rigidité pathologique frisant la paranoïa, et je pourrais faire le récit d’exemples consternants, parfois comiques. Et pourtant… De tels récits seraient insultants pour la majorité des équipes qui savent traiter les différences de rythmes scolaires, dans tous les sens, de l’avance au retard, avec un brio et une inventivité qui relève du sens musical. Une musique dont les enfants sont les notes et les normes la portée. Une musique généralement classique dans ses formes et parfois contemporaine dans ses audaces.

Idée reçue n° 5 : des pressions hiérarchiques contre le saut de classe

Madame C. se voit opposer, à sa demande d’un saut de classe pour son fils Louis, un refus motivé, lui dit-on, par une consigne globale émanant des autorités académiques ou ministérielles. Moi, je veux bien, lui a dit l’enseignante, mais je me conforme à des instructions venues de « plus haut ».

De telles consignes n’existent pas. Les consignes et avis généraux rendus par des services départementaux ou ministériels ne peuvent pas être occultes. Soit ces instructions sont écrites et relèvent de la loi du 17 juillet 1978 « portant diverses mesures d’amélioration des relations entre l’administration et le public et diverses dispositions d’ordre administratif, social et fiscal » qui permet aux usagers d’en prendre connaissance. Soit elles sont orales et ne sont pas opposables à une demande de l’usager.

Sur la base de mon expérience

On peut classer les situations en trois catégories. La première concerne les plus évidentes : l’enfant, sa famille et l’équipe enseignante conviennent d’une décision de saut de classe sans consulter qui que ce soit. Pour ce que j’ai pu en observer sur une quarantaine d’années : zéro échec dans les années qui suivent.

La seconde concerne les décisions prises avec hésitation, et où mon expertise était sollicitée. Dans les débuts de ma carrière, j’étais assez prudent. L’expérience m’a enseigné que je pêchais par excès de prudence. Pourquoi ? Lorsque je rendais un avis défavorable et que, malgré mon avis défavorable, du fait que les parents mettaient à profit les failles de l’institution, l’enfant sautait une classe contre l’avis unanime des professionnels, l’enfant réussissait très bien malgré tout. Rares exceptions : lorsque l’enseignant·e accueillant l’enfant dans sa classe avait donné un avis défavorable et avait du mal à prendre du recul… Il m’est arrivé de faire alors violence à mes convictions laïques et d’encourager le recours à l’enseignement privé confessionnel, là où Jésus se fait fort de laisser venir à lui les petits enfants tels qu’ils sont. Zéro échec d’après les échos qui me sont parvenus.

Troisième catégorie : les parents demandent un saut de classe et se heurtent aux préjugés. Je leur donne les tuyaux pour passer outre. Zéro échec, ou plus exactement 100 % de réussite dans les deux années qui suivent. Au-delà, je ne réponds de rien, ni en bien ni en mal.

Je mijote la rédaction d’un chapitre qui théorise ce niveau de réussite en m’appuyant sur plusieurs cas cliniques dont j’ai conservé les archives. Nous y reviendrons, ça en vaut la peine. 100 % de réussite pour une mesure qui, loin de coûter le moindre centime, fait économiser des centaines de milliers d’euros annuels à l’État et aux collectivités…

Le désir de l’enfant

Les seules situations où je me suis déclaré défavorable au saut de classe sont celles où l’enfant, même intellectuellement précoce et/ou présentant une forte avance scolaire, ne voulait surtout pas quitter les camarades de son groupe d’âge où il se sentait bien.

Mais dans la majorité des cas, les enfants pour qui cette décision est mise à l’étude se sentent très valorisés. Même s’ils ne présentent qu’une avance assez peu marquée, ils sont fiers qu’on se pose la question et souhaitent ardemment une suite favorable. L’estime de soi qu’ils en conçoivent va faciliter grandement leur adaptation ultérieure, même lorsqu’ils doivent surmonter quelques difficultés.

Effets Pygmalion

La réussite de l’enfant ne tient pas qu’à ses dispositions personnelles. Tout le monde a en mémoire la fameuse expérience menée par Robert Rosenthal et Eleonore Jacobson en 1968 qui met en évidence l’accroissement des performances intellectuelles et scolaires des enfants pour peu que, même sur la base d’un leurre, l’enseignant·e croit en ses capacités. L’expérience fonctionne même très bien sur les facultés d’apprentissage des rats confiés à des étudiants à qui l’on communique de façon aléatoire des renseignements optimistes ou pessimistes.

Vignette clinique :

Anaïs est en Moyenne Section de maternelle. Sa maman vient trouver la maîtresse et dépose une demande de saut de classe : elle sent Anaïs prête à commencer les apprentissages du CP. La maîtresse y est totalement défavorable, mais sa maman persiste et souhaite un avis psychologique. J’examine l’enfant qui ne présente aucune disposition, ni scolaire, ni mentale qui justifierait une telle décision. Anaïs me donne une impression globale assez terne, un peu désabusée : des performances intellectuelles à peine moyennes et une faible appétence pour l’écrit. Je recommande donc, moi aussi, de ne pas donner suite à cette demande. Je m’en explique à la maman qui s’incline : puisque vous le dites, « c’est vous le spécialiste »…

Anaïs suivra donc l’année suivante la Grande Section maternelle, sans plus d’éclat, avant d’entrer au CP. C’est alors que dans les premiers jours de septembre je suis appelé au téléphone par la maîtresse : « J’ai une élève, il paraît que tu la connais, la petite Anaïs… Elle lit et écrit couramment. Je me demande s’il est bon de la laisser au CP. Je trouve qu’elle pourrait aller directement au CE1. Mais on m’a dit que tu y étais défavorable, qu’est-ce qu’on fait ?

Je revois Anaïs qui n’a rien perdu de ses airs désabusés mais dont je confirme qu’elle lit et écrit avec beaucoup d’aisance. Elle sait également effectuer des sommes avec passage à la dizaine et compter pratiquement jusqu’à mille… Je fais part de mes observations à sa maman et de l’évidence : il va de soi qu’il ne reste qu’à mettre Anaïs au CE1. La décision est prise dès le lendemain par un conseil des maîtres informel. La décision sera entérinée dans le respect des formes administratives au mois de juin. La scolarité d’Anaïs se poursuivra, sans éclat certes, mais sans la moindre difficulté jusqu’à l’entrée au collège.

Au cours de mon entretien avec la maman d’Anaïs, j’entrevois une explication  possible. Née sous fivete, l’enfant devrait présenter, selon le corps médical, un avantage génétique. Car contrairement aux gamètes du tout-venant qui fécondent allègrement dans les conditions naturelles, pour produire des enfants ordinaires, seuls ceux qui disposent de chromosomes à toute épreuve devraient réussir leur fusion dans les conditions défavorables qui leur sont faites in vitro. Et ce pour produire des enfants nécessairement moins ordinaires.

Peu importe la validité scientifique de cette explication, il ne faut retenir ici que son efficacité en tant que mythe. Le contenu d’un mythe peut être vrai ou faux, seule nous intéresse sa force performative, ses effets sur la réalité. Et ici, cela fonctionne très bien.

Persuadée par les explications médicales que sa fille doit présenter des aptitudes mentales supérieures, la maman d’Anaïs fait sereinement face aux démentis : tôt ou tard, la vérité scientifique triomphera. Et ça marche aussi bien que pour les rats de Rosenthal et Jacobson, pour le plus grand bonheur d’Anaïs.

Trois erreurs à éviter

Je suis invité à une équipe éducative qui se réunit dans une école lointaine de mon poste, équipe réunie à la demande parents qui demandent pour leur fille un saut de classe. Ils s’appuient sur le rapport d’une psychologue consultée en libéral. J’arrive un peu en retard, l’ambiance est houleuse et je ne parviens pas à caser un mot. Les enseignants et la directrice se tiennent les coudes et les parents discréditent l’honnêteté intellectuelle des professionnels quels qu’ils soient (moi y compris). Cette enfant, que je ne connais pas et que les parents ne veulent surtout pas me présenter, poursuivra sa scolarité normalement alors que la proposition de sauter une classe n’était peut-être pas infondée. D’où cette première erreur à éviter : tenter de négocier auprès d’enseignants·tes une décision basée sur un avis extérieur, même justifié.

Seconde erreur : entrer dans des débats généraux formulés en termes de « pour ou contre ». Il n’y a pas à être pour ou contre les sauts de classe en général, il faut se centrer sur les cas particuliers et n’argumenter qu’à partir des éléments de la situation présente.

Les généralités ne sont jamais pertinentes, pas plus que les prédictions. Les prophéties données en termes de « Je suis contre cette décision parce qu’elle mènera à l’échec » (ou pour parce que je vous promets la réussite) n’ont aucune valeur. Les décisions doivent être prises à partir des données dont on dispose à l’instant t, en assumant son ignorance du futur. D’où cette troisième erreur, fréquente, qui consiste à délibérer à partir de projections dans l’avenir, forcément imaginaires, au lieu de se centrer sur la réalité présente.

En conclusion : de la souplesse !

S’il est une valeur à défendre, c’est la souplesse. La croissance intellectuelle d’un enfant passe par des phases d’accélération, de décélération voire de régression qu’il faut savoir accompagner. Mais quelle que soit cette vitesse, il existe une constante : le désir d’apprendre, désir souvent stimulé par les apports d’un enseignement vivant, ou contrarié par des routines, ou inhibé par des craintes d’apprendre trop vite ce qu’on préfère laisser dans l’ombre.

La souplesse est le respect des variations de ce rythme. Donner à tout enfant le droit d’aller parfois plus vite que la musique, ou moins vite, ou de jouer incidemment une autre partition…

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